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Hommage national à Joséphine Baker

Mise à jour le 30/11/2021
Retour sur une carrière légendaire, de ses premiers pas dans les théâtres du 9e jusqu’à sa Panthéonisation
C’est dans la capitale française que l’artiste a acquis sa renommée artistique et qu’elle y a conduit une carrière impressionnante. Et plus particulièrement, c’est dans les cabarets et théâtres du 9e arrondissement, que le nom de Joséphine Baker est devenu légendaire.
Si la scène du Théâtre des Champs Élysées accueillit ses débuts en France, c’est aux Folies Bergère en 1926 et 1927 qu’elle devint véritablement célèbre, quelques temps après avoir ouvert son premier club à Paris, « Chez Joséphine » dans cette rue même, avec l’aide de Giuseppe Abatino. Durant cette période d’entre-deux-guerres, âge d’or du music-hall à Paris, elle dansait tous les soirs dans son club, après les représentations aux Folies Bergère, quelques rues plus loin.
Au début des années 1930, c’est au Casino de Paris, toujours dans le 9e, que Joséphine Baker brilla dans une nouvelle revue intitulée « Paris qui remue », avec son inséparable léopard Chiquita. Face au succès de ce spectacle, la vedette continua à se produire au Casino de Paris avec sa revue « la Joie de Paris ». À l’automne 1934, elle connut un incroyable succès dans « la Créole » d’Offenbach, lui-même compositeur ayant habité presque toute sa vie dans le 9e.
Music-halls, opérettes, Joséphine Baker ne s’arrête jamais : les années 30 sont aussi pour elle le lancement de sa carrière de chanteuse, accélérée par le succès en 1931 de sa chanson « J’ai deux amours », composée par Vincent Scotto. L’artiste, après avoir été la muse des cubistes dans les années 20, est aussi l’égérie de nombreuses illustrations, cartes postales, portraits, devenant une image incontournable des Années Folles.
Après des tournées controversées en Europe et aux États-Unis, et un engagement très actif dans la Résistance, c’est à l’Olympia en 1959 que Joséphine Baker réalise un retour sur scène prodigieux, dans sa nouvelle revue « Paris mes amours ». Parée de costumes extraordinaires et à travers de nouvelles chansons, la célébrité des music-halls retrace alors la chronologie de sa carrière et les différentes étapes de sa vie. Confrontée à des difficultés financières croissantes, elle retrouvera la scène de l’Olympia en 1968 pour tenter de sauver sa propriété des Milandes et ses onze enfants adoptifs, sa fameuse tribu « Arc-en-ciel ».
Malgré des épreuves douloureuses et des échecs, cette diva vaillante refusa de se laisser abattre et multiplia les concerts et spectacles, à Paris, mais aussi à Monaco et à New York. Son grand jubilé à Bobino pour fêter ses cinquante ans de carrière, dans ce Paris qu’elle chérissait tant, acheva ce parcours si étonnant, avant de s’éteindre tragiquement le 12 avril 1975.
Introduisant en Europe de manière époustouflante la musique noire américaine, danseuse envoûtante, chanteuse excentrique mais aussi personnalité authentique et déterminée, Joséphine Baker a profondément marqué l’univers artistique de Paris, et particulièrement celui du 9e.

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